Claudia Nuara

Artiste, journaliste et funambule de l’existence

Ancrage – souffle – regard – voix – silence.

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Cinq mots. Et déjà une bonne partie du chemin lorsqu’il s’agit de prendre la parole en public — ou d’éviter que le stress ne prenne la parole à notre place.

J’ai eu le plaisir de transmettre ces points d’appui à huit étudiant·es francophones et italophones de première année de la BFH-HAFL, la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires. Dans le cadre du module « Société et Communication », nous avons travaillé très concrètement l’art de s’adresser à un public, que ce soit en forêt ou dans une aula.

L’expérience a aussi offert une belle leçon de plurilinguisme suisse. Les étudiant·es tessinois·es maîtrisaient assez bien le français et comprenaient leurs camarades francophones. Dans l’autre sens, disons que la communication demandait… davantage de créativité.

Le langage non verbal, la posture et l’intonation ne sont alors plus restés de simples notions évoquées pendant une formation. Ils sont devenus de véritables points d’appui pour « entendre » l’autre et saisir le sens de ce qu’il ou elle exprimait.

C’est précisément là que l’enseignement pratique prend tout son sens. Convaincre un auditoire ne repose pas uniquement sur les mots. Cela passe aussi par la posture, le regard, le rythme, la voix — et surtout par la capacité d’aller vers l’autre.

Ces huit étudiant·es ne sont évidemment pas devenu·es des orateur·rices hors pair en deux heures. Les miracles ne figuraient pas au programme du module. Mais elles et ils ont expérimenté une chose essentielle : prendre la parole, ce n’est pas réciter un texte devant des gens. C’est entrer en relation avec quelqu’un et lui donner envie de rester avec nous.

Vous souhaitez travailler votre prise de parole, votre présence ou votre gestion du stress ? Parlons-en.